Grâce à la numérisation, le Metropolitan Opera (MET) de New York diffuse ses spectacles dans quelque 2 000 salles partout sur la planète. À la dixième saison de son programme numérique, l’opéra a ainsi vendu plus de trois millions de billets pour la présentation de ses spectacles sur grand écran, ce qui équivaut à près de quatre fois la capacité de sa salle new-yorkaise. Géants et petits du monde culturel doivent-ils numériser ou non leur modèle d’affaires ? Récit d’une dynamique concurrentielle en pleine mutation.

En 2006, lorsque le directeur général du MET, Peter Gelb, a fait paraître dans les salles de cinéma les productions de l’opéra qu’il dirige, il souhaitait au premier chef les faire connaître à de nouveaux publics pour les amener à se tourner vers sa salle new-yorkaise. Ancien directeur de Sony Classical, également producteur de la musique de la mégaproduction Titanic de James Cameron, Peter Gelb était convaincu que c’était la voie à emprunter pour que la numérisation serve les intérêts de son opéra et non l’inverse. En effet, après les attentats du 11 septembre 2001, le taux de fréquentation du MET avait considérablement diminué, atteignant à peine les 72 %, soit bien moins que les 90 % habituels. Gelb se devait d’agir et il l’a fait.

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