Les entreprises familiales sont des endroits où l’équité est à la fois fortement nécessaire et difficile à évaluer. Est-il juste qu’un membre de la famille gère l’entreprise parce que, étant l’aîné, il a été prêt à assumer des responsabilités plus tôt ? Est-il préférable de donner des parts égales à tous ses enfants plutôt que d’en donner une majorité à celui qui dirige ? Certains processus peuvent faire en sorte que chaque membre de la famille se sente traité de manière équitable.

Lorsqu’on doit prendre des décisions qui concernent l’actionnariat ou la direction d’une entreprise familiale, on est inévitablement confronté à des questions de justice et d’équité. Ces questions se posent bien sûr dans n’importe quel contexte humain, mais elles sont particulièrement délicates dans le contexte des entreprises familiales et pourraient avoir des répercussions pendant des années. Ainsi, pourquoi le cousin Harry a-t-il été nommé directeur général plutôt que Paul ? Pourquoi l’oncle Jean a-t-il hérité de plus d’actions que sa sœur Louisa ?

La notion d’équité est relative et dépend du contexte où l’entreprise évolue. Par exemple, si trois frères et sœurs sont actionnaires à parts égales, l’équité consistera à distribuer les dividendes de la même manière. S’ils travaillent dans l’entreprise, l’équité consistera à donner à chacun un poste correspondant à ses compétences et à son potentiel, ce qui ne correspondra pas nécessairement à de l’égalité.

La répartition de l’actionnariat chez les successeurs

Une question particulièrement ardue est celle de la répartition de l’actionnariat de l’entreprise parmi les successeurs. De nombreux fondateurs ou gestionnaires familiaux, souvent influencés par ce qu’eux-mêmes ont vécu ou par leurs conseillers, se posent inévitablement la question de la meilleure répartition des actions parmi leurs enfants. Ils peuvent alors envisager plusieurs options tout aussi valables les unes que les autres : certains pensent qu’il est nécessaire dedétenir la majorité des actions et des droits de vote pour pouvoir gérer l’entreprise ; d’autres croient que les repreneurs familiaux doivent nécessairement acheter les actions de leurs prédécesseurs ; enfin, plusieurs décident de séparer complètement la notion de direction de celle de l’actionnariat et répartissent de manière égale les actions entre leurs enfants, quel que soit leur rôle dans l’entreprise. Quelle option est la plus équitable ?

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