Article publié dans l'édition Automne 2019 de Gestion

L’envolée spectaculaire de la valeur du Bitcoin en 2017 a attisé l’intérêt des investisseurs pour les cryptomonnaies. Elle a aussi mis l’eau à la bouche des cybercriminels, qui tablent sur les failles technologiques et sur les connaissances fragmentaires des investisseurs pour les escroquer. Examen des risques associés à ces devises numériques.

En décembre 2017, la valeur d’un Bitcoin a frôlé les 20 000 $ US (26 146$ CA), alors qu’elle plafonnait à 950 $ US (1 242 $ CA) à peine douze mois plus tôt. Alléchés par une telle croissance, bien des investisseurs ont misé sur l’une ou l’autre des quelque 2 500 cryptomonnaies en circulation… sans toujours bien comprendre dans quoi ils s’embarquaient. « Le plus grand risque réside dans l’incompréhension des outils servant à l’échange et à la détention de ces actifs », avertit Hugo Levasseur, architecte solutions chez SAP Canada.


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Les expériences encore très récentes des cryptomonnaies ont révélé de graves problèmes de sécurité et de gouvernance. Trois faiblesses notables viennent immédiatement à l’esprit à la lumière des incidents répertoriés : les vulnérabilités du protocole de cette technologie, les menaces que représente le piratage de la plateforme d’échanges et les risques associés à la gestion du portefeuille.

Les lacunes du protocole

Le protocole est en quelque sorte la méthode de création et de gestion d’une cryptomonnaie. Lorsque l’on se procure des unités d’une monnaie virtuelle, on hérite de toutes ses vulnérabilités technologiques. Le choix de la cryptomonnaie est donc crucial.

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