Article publié dans l'édition Automne 2019 de Gestion

La cybercriminalité ne pose pas seulement des risques financiers : les cyberattaques peuvent mettre en danger la vie de certains patients. Quels sont les principaux risques auxquels sont exposés les centres de soins de santé et comment peut-on y faire face ?

En mai 2017, des dizaines de centres  hospitaliers britanniques se sont retrouvés dans l’incapacité de fonctionner correctement après avoir perdu l’accès à leurs données informatiques. La cause : une attaque du rançongiciel WannaCry. Pendant que les pirates exigeaient de l’argent en échange du rétablissement de l’accès aux données, les hôpitaux refusaient les patients dont l’état n’était pas grave, annulaient plusieurs opérations chirurgicales et déroutaient des ambulances vers d’autres centres de soins.

Les appareils d’imagerie par résonance magnétique et les réfrigérateurs des banques de sang tombaient en panne. En tout, cette attaque a coûté plus de 130 millions de dollars au National Health Service.


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Les centres hospitaliers canadiens ne sont pas immunisés contre ce type de méfait. En janvier 2019, deux douzaines d’hôpitaux du nord de l’Ontario ont été la cible d’un virus qui a causé de graves dysfonctionnements dans les systèmes de gestion des dossiers des patients, notamment en oncologie ainsi qu’au service d’imagerie médicale. Des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie ont dû être reportés.

« La numérisation accroît la qualité des soins de santé mais fait apparaître de nouvelles vulnérabilités », reconnaît Paul-Émile Cloutier, président et chef de la direction de SoinsSantéCAN.

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