Article publié dans l'édition Printemps 2022 de Gestion

Le Québec éprouve depuis longtemps des problèmes à offrir aux aînés des soins à domicile. De nouvelles approches de l’organisation du travail basées sur l’autogouvernance pourraient-elles aider à améliorer les services?

La pandémie de COVID-19 a tragiquement illustré les risques courus lorsqu’on concentre un grand nombre de personnes âgées dans un même établissement. Selon les données diffusées en novembre 2021, 71,6% des décès liés à l’épidémie au Québec ont eu lieu dans un tel milieu de vie collectif. Près de la moitié des décès se sont produits dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

«Les dangers d’éclosions d’infections y sont nettement plus élevés que si on reste à son domicile, pour la COVID-19 notamment, mais aussi pour d’autres maladies comme l’influenza», souligne Réjean Hébert, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. L’entrée en institution aurait également un effet négatif, entre autres pour les personnes souffrant de pertes cognitives, qui se trouvent privées de leurs repères.

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