Article publié dans l'édition Automne 2020 de Gestion

Les gestionnaires sont appelés à exercer un leadership positif afin de rendre leurs équipes plus efficaces. Ils fixent ainsi des objectifs stimulants, offrent une vision inspirante et délèguent des responsabilités. Mais ils doivent aussi prêter une attention particulière à leurs comportements négatifs, notamment la supervision abusive. Aperçu de ce phénomène qu’on passe parfois sous silence.

La supervision abusive peut se définir comme des comportements hostiles récurrents, affichés de façon verbale ou non verbale, à l’endroit d’un ou de plusieurs subalternes. Les comportements abusifs peuvent prendre plusieurs formes : un gestionnaire peut ainsi aller jusqu’à humilier un de ses employés devant les autres membres de son équipe, le ridiculiser pour son travail ou le blâmer injustement pour un échec.


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Un patron peut avoir des comportements abusifs tout en faisant preuve de leadership positif, par exemple en offrant du soutien ou en récompensant les gens lorsqu’ils réussissent quelque chose. La supervision abusive et le leadership positif ne sont pas mutuellement exclusifs : il peut arriver qu’un gestionnaire soit aimable une journée puis adopte des comportements négatifs envers la même personne le lendemain. Par ailleurs, la fréquence des comportements abusifs peut varier en fonction des subalternes : certains d’entre eux peuvent en être la cible plus fréquemment que d’autres.

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