Incendies, explosions, monstres de toute sorte et intempéries ont permis à la firme MPC de se démarquer dans le secteur très concurrentiel des effets visuels. Sa directrice générale pour la région montréalaise, Émilie Dussault, nous parle de la place unique qu’occupe Montréal sur la scène internationale et des nombreux défis auxquels doivent faire face les joueurs de cette industrie en plein essor.

Le Québec s’est imposé comme centre d’excellence de calibre mondial dans le domaine des effets visuels. Le secteur croît annuellement à un taux moyen de 27 % alors que ce rythme est de 17 % au Canada. La reconnaissance de la qualité du travail produit à Montréal et le dynamisme du studio ont eu un effet d’entraînement qui a bénéficié à l’ensemble de l’écosystème : le succès appelle le succès ! La croissance phénoménale de cette grappe industrielle de l’économie du savoir n’est pas le fruit du hasard. Selon moi, elle repose essentiellement sur trois éléments : la fiscalité, la culture et la formation.

MPC

Inauguré en 2013, le studio montréalais de la multinationale française Technicolor a rapidement fait sa marque avec son tout premier projet, X-Men – Jours d’un avenir passé, qui lui a valu une nomination aux Oscars en 2015. Forts de ce succès fulgurant, ses artisans ont, entre autres nombreux projets, contribué à créer l’univers des productions de Disney Promenons-nous dans les bois et Cendrillon. Ils ont aussi recréé le jeune Arnold Schwarzenegger dans Terminator.

Une fiscalité concurrentielle

Tout d’abord, le Québec se distingue grâce à son environnement fiscal concurrentiel. Depuis les années 1990, le gouvernement québécois a mis en place des mesures incitatives ciblées qui se sont révélées très efficaces pour attirer les investissements étrangers et favoriser l’exploitation de nouveaux créneaux. L’industrie du jeu vidéo est d’ailleurs un bon exemple de cette réussite. Quant à l’industrie des effets visuels, elle suit la même voie et devrait rayonner tout autant d’ici quelques années.

Avant de faire affaire avec l’un ou l’autre des studios d’envergure mondiale, les grands producteurs examinent en effet l’avantage économique qu’il y a à confier la réalisation de certains effets visuels à un studio en particulier.

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