Après avoir tant entendu parler de souffrance au travail (stress, épuisement professionnel, etc.), voici que le bonheur au travail est aujourd’hui à l’honneur. En débarrassant notamment les employés des lourdeurs bureaucratiques, des entreprises dites libérées souhaitent réconcilier bonheur et travail. Certaines d’entre elles, par exemple Harley-Davidson ou Zappos, ont tenté l’expérience et en ont tiré trois grands principes dont vous pouvez vous inspirer.

Comment ces entreprises y sont-elles parvenues ? En partant d’une vision positive de l’être humain selon laquelle l’homme est bon. Selon le psychologue Douglas McGregor, il « est motivé par nature ». Il a seulement besoin d’un environnement favorable pour s’exprimer et agir. C’est pourquoi l’entreprise libérée cherche à supprimer tout ce qui enferme et contraint : les organigrammes alambiqués, les descriptifs de poste sclérosants et les procédures inutiles sont autant de dispositifs qui reposent sur une vision pessimiste de la nature humaine. Quand on cherche excessivement à contrôler l’homme, on finit par le démotiver. D’après un sondage Gallup réalisé dans le monde en 2011-2012, seulement 13 % des salariés sont mobilisés et heureux de se rendre au travail. Les 87 % restants sont non mobilisés, voire activement démobilisés.

Quel gâchis humain ! Dans les démarches de libération d’une entreprise, on cherche précisément à se débarrasser du poids des procédures et de la hiérarchie paralysante pour que l’énergie des hommes soit non pas accaparée par l’alimentation du système mais tournée vers l’essentiel : la satisfaction du client. Le maître-mot est « confiance ». Les salariés sont libres et responsables d’entreprendre les actions qu’ils estiment les meilleures pour l’entreprise. Afin de favoriser les initiatives et le travail collaboratif, l’entreprise libérée adopte une forme d’organisation aplatie et cellulaire. Des sortes de mini-entreprises internes fonctionnant de manière autonome sont constituées avec, à leur tête, un leader généralement élu par le groupe. Ces leaders ainsi que le dirigeant sont invités à ne pas se réfugier derrière des signes artificiels de pouvoir : pas de décisions imposées, pas de voitures de fonction, pas de titres ronflants…

Des entreprises – encore très peu nombreuses, disons-le – ont mis en œuvre ce type d’organisation révolutionnaire, par exemple Harley-Davidson, Zappos, Sun Hydraulics, USAA et W. L. Gore & Associates aux États-Unis, FAVI (Fonderie et Ateliers du Vimeu) et Chrono Flex en France, etc. De plus en plus d’entreprises cherchent à relever le défi. Mais certaines d’entre elles se contentent de s’autoproclamer sur la voie de la libération sans que l’idée soit partagée par tous les membres de l’organisation. Pour que le miracle ne tourne pas au mirage, le dirigeant doit respecter quelques idées clés.

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