Aujourd’hui, gérer veut dire stimuler et orienter. Stimuler quoi ? Orienter quoi ? Pour répondre à ces questions, nous devons sortir de ce que l’on propose traditionnellement en stratégies de communication.

La mode est aux neurosciences. Tout est « neuro-quelque chose ». Le terme est surutilisé à toutes les sauces, bien souvent à des fins marketing. L’essentiel à comprendre des neurosciences est qu’il s’agit d’un champ d’études qui, grâce aux avancées technologiques, cerne de mieux en mieux les fonctions du cerveau. Plus les recherches avancent, plus nous en apprenons sur la manière dont le cerveau traite l’information et gère l’énergie cognitive ainsi qu’avec quels mécanismes il le fait, et sur ce que sont, par exemple, les liens entre certaines fonctions exécutives du lobe frontal et un comportement observable. Ces relations entre les lois cognitives-comportementales sont les nouvelles clés pour apprendre une communication basée non pas sur les mots, mais plutôt sur l’énergie cognitive et émotionnelle.

Le principal problème du gestionnaire (et des autres humains) est survenu il y a longtemps, c’est-à-dire à l’apparition du langage. Ce système de communication consiste à associer des sons et des représentations mentales pour que les humains puissent mieux s’orienter ensemble. Cette association a transformé l’interaction humaine. En effet, les idées, les concepts suscités par les mots ne sont pas des éléments en mouvement proprement dits. Ce sont des « photos » momentanées d’une construction de la réalité. Bien que produits par des neurones et des cellules en mouvement, les idées ou les mots ne sont pas en lien avec des mouvements ou de l’énergie, car ils sont virtuels. Les mots sont des éléments « statiques ».

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