De plus en plus conscientisés aux enjeux mondiaux économiques, environnementaux, politiques ou sociaux, nombreux sont ceux qui remettent en question les modèles établis. C’est dans ce contexte de prise de conscience et de recherche de nouvelles initiatives qu’a grandi le concept d’entreprises sociales.

Partout dans le monde, cette forme d’entrepreneuriat prend racine dans des milieux variés, notamment chez les étudiants québécois en gestion. Simple tendance ? Non, répondent Luciano Barin Cruz et Johanne Turbide, professeurs, codirecteurs et cofondateurs du Pôle IDEOS HEC Montréal1.

« L’engouement provient de deux facteurs, ajoute Mme Turbide. Premièrement, l’entrepreneuriat à proprement parler a été bien valorisé au Québec au cours des dernières années, surtout auprès des jeunes. Deuxièmement, les préoccupations par rapport aux changements climatiques, aux écarts salariaux, etc., sont grandissantes. Les jeunes vont vivre avec cela, c’est donc logique qu’ils veuillent changer les choses. Parce qu’ils trouvent moins leur place dans l’écosystème actuel, ils privilégient de nouveaux modèles. Je ne pense donc pas que ce soit une simple mode. Bien sûr, toutes les entreprises ne vont pas devenir sociales du jour au lendemain, mais en même temps, ces préoccupations ne disparaîtront pas. »

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