Espaces ouverts et relations ferméesEspaces ouverts et relations fermées

Contre toute attente, les espaces ouverts de travail réduiraient de 70 % les interactions face à face entre les employés. En effet, lorsque l’architecture fait en sorte que tout le monde devient plus facilement observable, voire quasi transparent, la proximité physique favoriserait les échanges électroniques
(courriels et messagerie instantanée) plutôt que verbaux. Selon le professeur de l’université Harvard Ethan S. Bernstein et son coauteur Stephen Turban, l’absence de frontières matérielles déclencherait le réflexe bien humain de se retirer socialement de l’architecture ouverte pour répondre au désir fondamental d’intimité. « L’aménagement de bureaux ouverts semble donc avoir pour effet pervers de réduire l’interaction productive plutôt que de l’accroître », font observer les chercheurs. Leur étude a permis de mesurer l’interaction des employés avant et après l’adoption d’un plan d’étage ouvert.

Source : « The Impact of the “Open” Workspace on Human Collaboration », Philosophical Transactions of the Royal Society, juillet 2018

trop gâtés pour être performants ?Trop gâtés pour être performants

Les récompenses non financières stimulent-elles vraiment la motivation des professionnels d’élite ? Ces mécanismes incitatifs, un phénomène courant en entreprise, créeraient une pression indue sur les gens, selon une étude récente. Ces récompenses « à enjeux élevés » nuiraient ainsi aux performances et constitueraient même un fardeau pour le personnel. Ces résultats proviennent de l’examen du comportement des meilleurs golfeurs américains en lice pour obtenir une place au sein de l’équipe de la Ryder Cup aux États-Unis. Concourir pour des incitatifs non financiers dans les tournois de classement ne constituerait donc pas la meilleure des motivations !

Source : « The Burden of Glory – Competing for Nonmonetary Incentives in Rank-Order Tournaments », Journal of Economics and Management Strategy, septembre 2018

Trop modeste pour être honnête ?

Se vanter sans en avoir l’air, ou l’art de la fausse modestie, s’avérerait une stratégie de présentation de soi contreproductive. Selon des chercheurs de la Harvard Business School, la vantardise masquée par une humilité feinte aurait pour effet d’horripiler les recruteurs ainsi que bon nombre d’interlocuteurs. Le manque de sincérité de cette image de soi provoquerait ainsi une impression négative quant aux compétences et aux exigences lors d’une entrevue ou dans les médias sociaux. Afficher de la fausse modestie aurait même un effet encore pire que la vantardise franchement assumée pour susciter la sympathie et impressionner les gens. En clair : on n’y croit pas !

Source : « Humblebragging : A Distinct – and Ineffective – Self-Presentation Strategy », document de travail, Harvard Business School Marketing Unit, août 2017

Accès aux soins de santé virtuelsAccès aux soins de santé virtuels

La plateforme montréalaise Dialogue propose aux travailleurs canadiens un meilleur accès aux soins de santé grâce à une technologie récente. Faisant office de clinique généraliste virtuelle, des infirmiers répondent aux questions et prodiguent des conseils au moment où le personnel en a besoin, et ce, au moyen d’un téléphone intelligent. Un médecin peut aussi fournir un diagnostic ou une ordonnance après une consultation virtuelle grâce à un système vidéo sécurisé. De quoi réduire l’absentéisme des effectifs.

Source : dialogue.co/fr

Fonctionnalité innovante pour un CV amélioré

Besoin de refaire votre CV ? Des algorithmes d’intelligence artificielle vous permettent de l’améliorer grâce aux données du média social professionnel LinkedIn. Un logiciel analyse les données du CV, les compare avec les profils professionnels similaires et suggère d’enrichir le CV ou de préciser les compétences qui y sont détaillées, en plus de proposer toutes les offres d’emploi publiées sur LinkedIn pour un poste particulier. Pour l’heure, cette option n’est offerte qu’aux États-Unis.

Cap sur l'économie verteCap sur l'économie verte 

Devant le défi écologique planétaire, l’économie verte est en pleine croissance : sources d’énergie renouvelables, économie durable, métiers écolo, environnements de travail verdissants, etc. Voici des exemples.

± Le nombre : 1 000 technologies propres 

Les technologies propres ont pour but de réduire les répercussions négatives des activités humaines sur l’environnement tout en contribuant à une plus grande rentabilité des entreprises et à une meilleure qualité de vie. Aujourd’hui, le Québec compte près de 1 000 organisations liées aux technologies propres, dont environ 350 firmes innovantes et plus de 200 centres de recherche publics.

Source : ecotechquebec.com

± La vogue du « design biophilique »

Pour les travailleurs traditionnels, la nature s’invite de plus en plus dans les lieux de travail. Murs de verdure, allées de gravier, jardins ou potagers, lumière et couleurs naturelles, etc. : cette tendance à végétaliser les bureaux s’appelle « design biophilique » et tend à s’imposer comme l’avenir de l’aménagement. Selon une étude du centre de recherche Human Spaces, l’introduction d’espaces verts en entreprise augmenterait la connectivité à la nature, favorisant ainsi bien-être et productivité.

Source : « Human Spaces : incidence globale du design biophilique sur l’environnement de travail », société Interface, 2015

± Éclosion de la « finance verte »

Le verdissement des portefeuilles progresse lui aussi. Toutefois, l’éclosion de la finance verte demeure à géométrie variable selon les pays. Une étude réalisée par l’institut public européen Climate-KIC fait ainsi état d’« une avance réelle » des places financières européennes.

Source : « L’Europe en avance sur la finance verte », Les Échos, 6 mars 2018

Marketing : gare au ton de votre voix !Marketing : gare au ton de votre voix !

Une voix peut-elle être trop humaine ? Alors que les plateformes de médias sociaux permettent de communiquer directement avec les consommateurs, des chercheurs se sont penchés sur les tons de voix auxquels les entreprises ont recours. Les résultats de ces études en ligne suggèrent qu’une voix humaine influence les intentions d’achat lorsque les consommateurs consultent une page de marque avec un objectif hédoniste plutôt qu’utilitaire. À l’inverse, une communication d’entreprise plus traditionnelle s’avérerait une meilleure option dans des contextes de forte implication situationnelle, c’est-à-dire lorsque le risque d’erreur perçu par le consommateur est élevé (lors d’un premier contact avec l’entreprise, par exemple) et que ses attentes par rapport à cette expérience (un achat, en général) sont tout aussi fortes. À chaque scénario de communication correspondrait donc un ton de voix bien précis.

Source : Hübner Barcelos, R., Correa Dantas, D., et Sénécal, S., « Watch Your Tone : How a Brand’s Tone of Voice on Social Media Influences Consumer Responses », Journal of Interactive Marketing,février 2018