Article publié dans l'édition Automne 2019 de Gestion

Les entreprises d’aujourd’hui se trouvent devant la nécessité grandissante de gérer un effectif constitué de personnes issues de cultures diverses. Il s’agit d’une réalité à la fois stimulante et exigeante pour les gestionnaires, appelés à composer avec une main-d’œuvre hétérogène non seulement au Québec, mais également à l’étranger.

De fait, en raison de la dénatalité observée depuis de nombreuses années, l’immigration constitue au Québec jusqu’à 63 % de la croissance actuelle de la population et représente donc une proportion élevée de l’effectif. Au Canada, plus de 7 % de la population active occupée se compose d’étrangers hautement qualifiés, ce qui signifie que les gestionnaires ont à travailler avec des personnes d’origines culturelles diverses. De plus, compte tenu de la présence marquée des entreprises canadiennes sur la scène internationale, les gestionnaires travaillent désormais avec un effectif mondial, et cette tendance va en s’accentuant.

Ainsi, les gestionnaires collaborent actuellement à des projets conjoints avec des partenaires de tous les coins du monde : si les uns demeurent surtout sur leur propre territoire, les autres se trouvent le plus souvent hors du pays et vivent durant des périodes prolongées à l’étranger, ou se déplacent constamment d’un pays à un autre.

Nombre d’entre eux ont également à gérer des projets dont les équipes chevauchent plusieurs limites géographiques – y compris des gens travaillant dans diverses entreprises situées dans des fuseaux horaires différents – et s’appuient dans une large mesure sur la technologie de l’information pour accomplir leur tâche. En conséquence, les gestionnaires doivent non seulement trouver le moyen d’établir le contact en personne avec les employés et les collègues, mais aussi s’adapter à la technologie de l’information et travailler avec un effectif disséminé un peu partout sur la planète.


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Comment est-il possible d’aider les gestionnaires à s’orienter dans un cadre de fonctionnement aussi complexe? De façon intuitive, nous avançons qu’ils doivent posséder une aptitude telle la sensibilité culturelle, qui elle-même relève souvent de l’intuition. Or, cette dernière dépend en général de notre propre conditionnement culturel et ne nous rapproche pas toujours des autres réalités culturelles. À vrai dire, les enjeux sont trop élevés pour reposer sur la seule intuition et sur la connaissance des cultures nationales : nous ferions fausse route.

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