Solidement enraciné dans la richesse de ses origines et dans la rigueur des valeurs qu’on lui a transmises, Fady Dagher est entré dans la police avec l’intention sincère d’être utile, un idéal qui l’anime toujours après 30 ans de carrière. Sa réflexion sur la société, sa vision audacieuse du corps policier qu’il veut transformer et sa capacité à voir le meilleur en chacun donnent foi en l’être humain.

Dans l’invitant bureau du chef de la police de Longueuil, la décoration évoque l’héritage lointain et chaleureux de Fady Dagher. On y découvre entre autres cette immense main africaine sculptée dans du bois exotique. Une main tendue vers l’autre en signe d’accueil bienveillant, une main qui s’ouvre sur les possibles. Benjamin d’une fratrie de trois, Fady Dagher a grandi en Côte d’Ivoire. Son père, Libanais d’origine, s’est très tôt expatrié à Abidjan, où vivait une importante communauté libanaise, pour exploiter une usine de fabrication de bicyclettes. Profondément attaché au Liban, ce « pays du bonheur » où il passe tous ses étés, Fady Dagher va encore régulièrement en pèlerinage dans ces villages où subsistent tant de souvenirs heureux. Le rituel est invariablement le même : directement de l’aéroport, un ami d’enfance l’emmène manger du mouton grillé sur du charbon de bois, toujours au même restaurant, avant de le conduire au monastère de Saint-Charbel. Ensemble, dans un silence absolu, ils se recueillent. Un moment de contemplation et de réflexion.

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