Jusqu'où pouvons-nous développer notre potentiel pour améliorer nos compétences et nos habiletés ? Dans son dernier livre, l’auteur à succès Mark Sanborn dévoile les « voies de l’amélioration » pour atteindre notre plein potentiel sur le chemin escarpé des apprentissages. Aperçu.

Sanborn, M., Le Principe du potentiel, Boisbriand, Performance édition, 2018, 225 p.

Sanborn, M., Le Principe du potentiel, Boisbriand, Performance édition, 2018, 225 p.

La fin du statu quo

Se satisfaire du statu quo représente sans aucun doute la meilleure façon de stagner. Pour découvrir votre pleine mesure, l’auteur recommande de « déverrouiller votre potentiel » en devenant meilleur dans ce qui compte pour vous. Il faut donc placer la barre plus haut et, corollaire obligé, affronter la peur d’être déçu. En effet, l’amélioration constante repose sur la volonté de risquer la déception », souligne-t-il. Certes, ce risque n’est pas au goût de tous, et les déceptions peuvent être amères. Pourtant, « les gens qui ont beaucoup de succès sont plus souvent déçus que les autres. C’est simplement qu’ils ne permettent pas aux déceptions de les ébranler », confie-t-il.

Le choix de l’amélioration

S’améliorer, c’est d’abord un choix. Encore faut-il bien choisir sa route... et sa carte routière ! Mark Sanborn pose donc la question suivante : « Désirez-vous une route plus courte qui vous conduira rapidement et efficacement du point A au point B et qui améliorera stratégiquement votre efficacité ou préférez-vous un chemin plus long, plus panoramique, le long duquel [vous pourrez] prendre votre temps ? » Une méthode éprouvée, selon l’auteur, consiste à découvrir de nouveaux lieux à visiter et divers trajets à emprunter. Cet itinéraire peut passer par deux avenues. D’abord, l’« amélioration matricielle », qui consiste à progresser dans quatre sphères : la pensée, le rendement, l’apprentissage et l’introspection. Ensuite, l’« amélioration exceptionnelle », qui comporte quatre grandes étapes : sortir de sa zone de confort, diriger son attention, demander de l’aide et accroître ses capacités.


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Réflexion, introspection, révélation

S’améliorer repose sur « l’art presque oublié de la réflexion », sur une bonne dose d’introspection et sur certaines prises de conscience. « Réfléchir va au-delà du fait d’avoir des idées. Réfléchir donne également forme à ces idées et [permet de] formuler des plans pour les concrétiser. Les stratégies sont des idées munies de jambes », souligne l’auteur. Pourquoi valoriser l’introspection ? « Je suis persuadé que le monde intérieur informe le monde extérieur et que, pour la plupart d’entre nous, aller en nous pour comprendre nos motivations, nos espoirs, nos peurs et nos rêves constitue la meilleure façon d’améliorer chaque aspect de notre vie. » Quelques prises de conscience peuvent surgir de cette lucidité par rapport à soi, notamment connaître son propre rôle dans son histoire personnelle ou son acharnement à s’affairer en vain. « Le but n’est pas uniquement d’en savoir plus mais aussi d’être plus. Les révélations et les nouvelles idées devraient mener à des changements de comportement. »


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Perturbations bénéfiques

À l’origine d’un changement, on trouve souvent un élément perturbateur. La plupart des gens et des entreprises attendent qu’un événement perturbateur les force à changer. Ils réagissent ensuite au moyen de ce qu’ils appellent une gestion du changement. Et si, au lieu de fuir la perturbation ou d’y réagir spontanément, nous la provoquions ? « Si nous changions avant d’y être obligés et innovions avant que le besoin se fasse sentir ? Quels bénéfices en retirerions-nous ? » demande l’auteur. Changer pour s’améliorer, encore et toujours...