Réduire l'empreinte carbone des échanges commerciaux sans que les économies du monde en souffrent : voilà un défi titanesque. Des pistes de solution sont à notre portée, mais le temps presse. Examen de cinq approches prometteuses pour réussir la décarbonisation du transport de marchandises.

Les générations futures pourront considérer les trois derniers mois de l’année 2018 comme une période critique de l’histoire des changements climatiques. En octobre dernier, en effet, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC1) a publié un de ses rapports les plus percutants, faisant valoir que les émissions totales de CO2 devront diminuer de 45 % à 50 % au cours des 12 prochaines années pour éviter de franchir le seuil critique de 1,5 °C. Puis, en décembre, nous avons appris qu’en 2018, les émissions de CO2 avaient augmenté de 2,7 %, une croissance sans précédent qui ouvre la voie à une hausse de près de 40 % des émissions de carbone d’ici 20302.

Comme l’a dit le rédacteur scientifique britannique David Attenborough à la conférence COP243, à ce rythme, nous nous dirigeons vers « l’effondrement de nos civilisations et vers l’extinction d’une grande partie du monde naturel ». À la lumière de ces constats, il appert donc que les dirigeants d’entreprise doivent redoubler d’efforts pour réduire leurs émissions de CO2 à une fraction de leur niveau actuel.

Qu’est-ce que cela signifie pour la logistique, une activité qui représente approximativement 12 % du PIB mondial et 10 % des émissions totales de CO2 provenant de la consommation d’énergie ? Environ 90 % de ces émissions proviennent du transport de marchandises, le plus gros volet de la logistique. Le transport de fret est donc à l’origine de près de 10 % des émissions totales de CO2 issues de la consommation d’énergie sur la planète.

La décarbonisation des activités de transport est généralement reconnue comme un des défis les plus redoutables de la lutte contre les changements climatiques. Cela tient non seulement à une forte dépendance de ce secteur d’activité aux combustibles fossiles mais aussi à la demande en matière de transport de marchandises, qui devrait augmenter considérablement – et qui risque même de tripler – d’ici 20504.

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