Article publié dans l'édition Automne 2013 de Gestion

La créativité compte parmi les pistes de croissance les plus puissantes et porteuses pour de nombreuses organisations2. Définie comme la production d’idées nouvelles et utiles par un individu ou un groupe d’individus travaillant ensemble3, la créativité est la première étape du processus d’innovation.

Pour la favoriser, les organisations ont traditionnellement eu recours à diverses approches, dont le remue-méninges (brainstorming). Aujourd’hui, cet outil de créativité jouit d’un second souffle. L’avènement des technologies de l’information et de la communication (TIC) ouvre en effet de nombreuses perspectives pour les organisations qui souhaitent entrer dans une dynamique créative en élargissant le périmètre des acteurs susceptibles de participer au processus d’idéation. Parmi les pratiques permettant de solliciter les idées d’une multitude de personnes aux quatre coins du monde, on trouve le jam4, auquel notre recherche s’intéresse.

Tel qu’il a été pensé par IBM en 2001, le jam est une modalité d’échanges à grande échelle s’inspirant des formats de communication du type clavardage (chat). Contrairement au réseau social, au forum ou encore au blogue qui se construisent et se déploient dans la durée, le jam instaure des échanges sur une plateforme ouverte temporairement.


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Après s’être préalablement inscrits, les participants, qualifiés de jammers, peuvent, sur une période concentrée, échanger et diffuser idées et connaissances. Ainsi, une planification de ces échanges permet de mobiliser de nombreux acteurs s’intéressant à une problématique et d’en optimiser les retombées. Basé sur une plateforme d’échanges électroniques originale, le jam offre aux organisations un moyen novateur de faire émerger et d’approfondir de nouvelles idées. 

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