Bien avant la pandémie de COVID-19, les experts du travail insistaient déjà sur l’importance du développement en continu des compétences des travailleurs afin d’assurer le succès et la compétitivité des organisations. Or, l’accélération de la révolution numérique a précipité la transformation des emplois, ce qui nous mène à un constat brutal : le monde du travail traverse actuellement une crise des compétences sans précédent.

Dans un contexte bouleversé par la crise sanitaire, la capacité d’apprentissage et de développement continu des travailleurs est devenue prioritaire. Elle fait partie des clés de voûte qui permettront aux organisations de s’adapter aux changements et d’assurer leur croissance, voire leur survie.

Lorsqu’on discute d’apprentissage en entreprise, l’activité qui vient d’abord en tête est la formation traditionnelle, structurée et formelle. Or, si les programmes formels peuvent effectivement procurer de nombreux bienfaits aux organisations, il ne faut pas sous-estimer l’apport incontestable des acquis informels dans le développement des personnes. Certains estiment qu’entre 70 et 90 % des apprentissages en organisation s’effectuent de manière informelle1. Les recherches montrent également que l’apprentissage informel est associé positivement à plusieurs indicateurs de performance : acquisition effective de connaissances et d’habiletés, engagement ou efficacité au travail, etc.2. Pourtant, les entreprises accordent peu d’attention et peu de ressources à ce phénomène3.

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