Chacun de nous devra peut-être, au cours de sa vie, affronter certaines situations traumatisantes au travail comme dans sa vie personnelle.

Par exemple, au travail, il est possible que nous ayons à vivre les aléas d’une vaste restructuration, d’une fusion ou d’une fermeture d’entreprise, avec la suppression de personnel qu’elles entraînent. Nous sommes aussi sujets à subir une rétrogradation, une relocalisation, un déménagement, une surcharge de travail, une mesure disciplinaire, des problèmes financiers, et ainsi de suite. Sur le plan humain, nous vivrons peut-être à un moment donné le harcèlement, l’humiliation, l’indifférence, l’épuisement, l’isolement, la violence, les conflits ouverts ou latents, le divorce ou encore la perte, le décès ou la maladie d’un proche, d’un ami, d’un collègue.

Face à ces traumatismes, des auteurs ont récemment mis en avant le concept de résilience. Dans son livre intitulé Un merveilleux malheur, le neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste français Boris Cyrulnik (2002 : 8) définit la résilience comme étant « la capacité à réussir à vivre et à se développer positivement de manière acceptable en dépit du stress ou d’une adversité qui comporte normalement un risque grave d’une issue négative ». Cette capacité à rebondir et à se reconstruire à la suite d’un événement traumatisant implique deux notions importantes : la reconstruction positive et le trauma. Il s’agit non seulement de résister ou de s’adapter, mais également de se transformer au contact du trauma vécu, d’où l’intérêt de la notion de résilience. Savoir résister, savoir absorber le choc est certes louable, mais cela ne suffit pas pour qu’il y ait réellement résilience. Il faut y ajouter la notion de transformation de nos façons d’être par suite de l’événement traumatisant. Comme l’indique Sylvie Rousseau (2010 : 20) : « En nous amenant à reprendre du pouvoir sur notre vie et à ne pas rester dans une position de victime après un coup dur, la résilience fait appel à nos ressources, aux parties qui existent en nous. »


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La résilience Comparée avec d’autres stratégies d’adaptation et de protection face à un traumatisme

Pour faire face à un traumatisme, il existe une panoplie de techniques liées à la gestion du stress et à la gestion du changement. Parmi celles-ci, il y a les stratégies d’adaptation (coping strategies), qui nous aident à nous maintenir en équilibre, telles que les exercices physiques, une bonne nutrition, la méditation, le yoga ou les techniques de gestion des émotions. Ces stratégies sont fort utiles pour augmenter notre niveau de tolérance aux situations qui se présentent.

Pour nous aider à traverser une période de traumatisme, il existe aussi des stratégies de protection, qui ne favorisent cependant pas toutes la résilience de la personne. En effet, certaines la soutiennent, alors que d’autres ont pour effet de la retarder ou de la contrecarrer. Nous verrons quelques-unes de ces stratégies de protection.

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