Nous sommes dans l’âge de l’abondance. À l’ère numérique, l’information et l’ensemble des contenus ignorent la rareté. Cette situation est historiquement inédite. Les questions s’accumulent : quelles organisations sont concernées ? Quels modèles d’affaires les entreprises doivent-elles suivre ? Comment capter l’attention, toujours plus sollicitée, des consommateurs ?

L’économie de l’attention qui émerge implique de nouveaux modes d’organisation et de production. Elle forme un nouveau monde dont témoignent non seulement le modèle économique de la musique numérique en streaming mais aussi la tarification de la lecture au temps passé, les abonnements illimités et l’économie de la location des biens culturels. Or, durant plusieurs siècles, les modèles économiques ont été fort simples : modèle de distribution d’exemplaires concrets (livres, presse, disques, vidéo, jeux vidéo), modèle d’audience des médias gratuits (radio, télé) et, plus tard, modèle de contrôle d’accès (télévision payante, services de distribution de contenus numériques). Mais le numérique et Internet ont fait émerger les réseaux point à point et permis la participation, l’échange, la contribution et les médias sociaux. Effet de ces forces, un modèle original, mixte, émerge : le modèle de « médias de masse communautaires et interactifs ». Il articule ventes à l’unité, abonnements et stratégies d’audience. Il s’insère dans les médias sociaux, associant prescriptions horizontales, interactivité, contribution, etc.

Un bien numérisé ignore la rareté

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