Les valeurs intégrées dans leur philosophie ont façonné, au fil des millénaires, le comportement des Chinois. Or, celui-ci est souvent déroutant pour les Occidentaux qui cherchent à faire affaire avec eux. Mieux connaître les différentes écoles de pensée chinoises peut donc non seulement aider à comprendre ce peuple mais aussi inspirer à son tour le management stratégiquemoderne.

Un des plus anciens livres de philosophie chinoise est le Yi Jing (Le Livre des mutations). Les Chinois croient que l’auteur légendaire de ce livre, Fuxi, est le fondateur de la pensée philosophique chinoise et le reconnaissent comme la source d’inspiration de toutes les écoles philosophiques chinoises. Par la suite sont apparues plusieurs autres écoles dont les maîtres à penser, notamment Confucius et Lao-Tzu, se sont tous considérés comme des disciples du Yi Jing.

S’inspirer des grands penseurs chinois

Chacune de ces écoles est en fait une partie d’un grand puzzle. Ainsi, le taoïsme a été un rival du confucianisme pendant plusieurs millénaires. Tandis que Confucius préconisait des comportements susceptibles de mettre fin à l’injustice au sein de la société, Lao Tzu croyait, lui, en une perspective de « laisser-faire ». Toutefois, les Chinois les réconcilient constamment dans la vie courante. Par exemple, un dicton affirme ceci : « Pratique le confucianisme à l’extérieur [dans ton comportement] et pratique le taoïsme à l’intérieur [dans tes croyances et ton attitude]. » Pour les Chinois, confucianisme et taoïsme sont les deux faces d’une même pièce. Pour un dirigeant, le laisser-faire de la passivité taoïste est en fait un choix stratégique actif et confucéen. Ainsi, Lao-Tzu soutenait que « le meilleur dirigeant est celui dont on sait à peine qu’il existe ».

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