Écofiscalité. Un terme légèrement rébarbatif, encore mal connu, mais qui s’infiltre peu à peu dans les mentalités. En mettant un prix sur l’utilisation de nos précieuses ressources, l’écofiscalité influence efficacement le virage vers une économie verte et incite à intégrer de nouvelles habitudes ainsi qu’à réduire les comportements indésirables. Alliance entre l’économie et l’environnement, elle pourrait bien représenter le moyen d’une révolution dont tout le monde ressortirait gagnant.

Au Québec, dans le village de Potton, une citoyenne s’est inspirée des pratiques de son pays d’origine, la Belgique, où on paie pour ses déchets en fonction du nombre de sacs déposés pour la cueillette. Avec beaucoup de détermination, elle a convaincu ses concitoyens et lancé un programme de tarification des déchets de 3 $ le sac. Il faut cependant dire qu’au préalable, le terrain avait été minutieusement préparé pour faciliter la transition : chaque ménage avait reçu un contenant de compostage ou un bac brun pour la collecte des déchets organiques. Du jour au lendemain, la collectivité a adopté — non sans quelques heurts — de nouvelles habitudes : compostage, recyclage accru... et 40 % de déchets en moins au site d’enfouissement !

La congestion routière, quant à elle, coûte des millions de dollars chaque année en raison du temps perdu, de l’essence gaspillée et de la pollution atmosphérique. Pour remédier à ce problème, Londres l’a attaqué de front en imposant un péage routier dans une des zones les plus achalandées de la ville, affectant surtout au financement des transports collectifs les revenus tirés de cette nouvelle politique. En dix ans, la circulation dans cette zone a baissé de 36 %.

Toutes ces initiatives, petites et grandes, ont des effets bénéfiques sur l’environnement et sont de bons exemples d’écofiscalité.

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