Le jeu peut-il être sérieux ? Mieux encore, est-il concevable que les entreprises encouragent leurs employés à jouer sur leur lieu de travail et qu’elles en retirent des avantages tangibles ? Il semble que oui : jouer en entreprise peut accroître la performance grâce au partage d’expériences innovantes, à l’acquisition de nouvelles compétences et à l’expression de la créativité, mais à certaines conditions.

« Travail et jeu sont des mots utilisés pour décrire la même chose dans des contextes différents. »

- Mark Twain

Dès notre plus jeune âge, les jeux contribuent à former notre identité. Ils nous permettent de développer notre relation aux autres, d’apprendre par l’expérimentation, de tester nos limites et de relever d’ambitieux défis tout en y prenant plaisir. Avec le temps, ils contribuent à la distanciation consciente et au détachement de soi. Parler de jeu éveille souvent le souvenir de moments d’exception teintés de complicité et de joie. Des études ont ainsi démontré que le jeu favorise l’empathie et que la diminution chez les jeunes du temps consacré au jeu – au profit d’activités dirigées par les adultes – est corrélée à une augmentation du nombre de dépressions, de troubles anxieux et de suicides.

Le réputé designer Jesse Schell partage cette vision qui définit le jeu comme « une activité de résolution de problèmes abordée avec une attitude ludique ». Pourtant, ils sont encore trop nombreux, ceux qui croient que plaisir et performance s’excluent et que jouer n’est pas « sérieux ». Qu’en est-il alors du jeu pratiqué en entreprise ?

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