Par définition, une voiture autonome est capable de circuler sans intervention humaine. Parmi les avantages de tels véhicules, on prévoit pouvoir réduire de façon significative le nombre de collisions, de morts et de blessés sur les routes. Voici un petit guide pour comprendre la conception de la voiture de l’avenir.

Simulation du système Distronic Plus de Mercedes-Benz

Simulation du système Distronic Plus de Mercedes-Benz

De nombreux constructeurs automobiles ont créé des prototypes qui sont maintenant sur le banc d’essai. Il existe ainsi des voitures capables de capter les marques sur la chaussée et de demeurer dans la voie où elles circulent, de détecter les obstacles et de freiner à temps, de surveiller le véhicule qui les précède et de le suivre dans la circulation lorsque les limites de la chaussée ne sont pas visibles, etc.

Comment ça fonctionne ?

Le fonctionnement de ces véhicules repose sur l’émission et sur la réception de données. Une voiture autonome comporte trois périphériques principaux : les capteurs, les processeurs et les actionneurs. Les données collectées par les capteurs sont traitées par les processeurs, qui indiquent ensuite à la voiture ce qu’elle doit faire au moyen d’actionneurs qui permettent à un ordinateur de contrôler certains composants physiques, notamment les roues et les freins. Il va de soi que les données sont un élément indispensable aux voitures autonomes, qu’il s’agisse de données échangées avec d’autres véhicules, avec des serveurs centraux ou avec des capteurs dans la chaussée.


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L’ampleur des données

Le stockage, la préparation et le traitement des données en temps réel constituent le grand défi des constructeurs automobiles. Ford teste par exemple le Big Data Drive, un système qui sert à recueillir des données provenant de véhicules d’employés ayant accepté de prendre part à ce projet du constructeur américain. Mercedes-Benz a quant à lui conçu le système Distronic Plus, qui a recours à des caméras et à des sonars pour surveiller les véhicules environnants. De son côté, Nissan a annoncé qu’il sera en mesure de produire une voiture entièrement autonome à compter de 2020.

Les voitures autonomes produisent de très nombreuses données : le prototype de Google en est la preuve. Grâce aux capteurs qui lui permettent de détecter les autres véhicules, cette voiture génère en effet près de un gigaoctet d’information à toutes les secondes. On exploite ensuite ces renseignements pour déterminer des itinéraires, des vitesses de circulation, etc. On peut à peine imaginer le volume de données qui sera généré lorsque les voitures autonomes auront remplacé les bonnes vieilles voitures utilisées actuellement!


Pour aller plus loin

Giguère, I., « Melissa Cefkin, une anthropologue chez les ingénieurs », Gestion, vol. 42, n° 3, automne 2017, p. 36-39.