Le virage vers la finance durable consiste à amener l’ensemble des acteurs économiques et financiers à intégrer pleinement les facteurs ESG (environnement, société et gouvernance) dans leur gestion et leurs opérations sans nuire aux profits. Cette tâche colossale présente certains risques de dérapage.

La finance durable réunit des approches qui tiennent compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, mais avec un degré d’intensité très variable et des stratégies bien différentes (voir encadré). «Au début, ce sont surtout les grands investisseurs qui s’y sont intéressés, mais les prêteurs s’y attardent de plus en plus, tout comme les banques centrales et les organismes de réglementation», souligne Rosalie Vendette, associée chez Quinn & Partners.

L’essor de la finance durable suit le renversement récent de la vision du rôle des entreprises. «En 1970, l’économiste Milton Friedman a publié un texte devenu célèbre dans lequel il soutient que la seule fonction sociale de l’entreprise consiste à produire des rendements pour ses actionnaires, et cette idée s’est imposée», raconte Jean-François Gagnon, leader en finance durable chez EY Canada.

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