En tant que cadre ou gestionnaire, vous sentez-vous parfois seul? Avez-vous l’impression d’être soumis à une grande pression pour prendre rapidement les bonnes décisions, sans droit à l’erreur? Si vous répondez oui à l’une de ces questions, sachez que vous n’êtes pas un cas unique. C’est pourquoi nous pensons qu’il est primordial de revenir aux essentiels.

Personne ne tombera en bas de sa chaise si on souligne que depuis plus de deux ans, le monde du travail (et le monde en général) subit de grandes perturbations. Il est donc tout à fait normal d’avoir le sentiment de ne pas être à la hauteur, ou d’avoir perdu ses repères. Comment revenir à nos valeurs, comment retrouver le cœur au travail? Nous souhaitons vous partager trois pistes de solution et quelques conseils bienveillants pour nous aider collectivement à nous recentrer. Place au grand ménage du printemps!

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Notre raison d’être doit être notre modèle d’affaires

Enregistrer des profits à la tonne, rattraper ou devancer la concurrence, atteindre un seuil acceptable de responsabilité sociale des entreprises (RSE) : il y a de quoi ressentir une forte pression quand on est à la tête d’une équipe ou d’une organisation! Pourtant, au-delà des chiffres et des statistiques, ce sont avant tout des humains qui font battre le cœur de notre entreprise.

Placer l’humain au centre de notre mission et des opérations – surtout les employés, mais aussi évidemment les clients, les fournisseurs et l’ensemble de la communauté – est le point d’ancrage de toute organisation.

Gardons à l’esprit qu’une performance globale de l’entreprise va bien au-delà des indicateurs financiers et que l’engagement ne se limite pas à une conformité légale et réglementaire : la responsabilité sociale va de pair avec la stratégie et les opérations. C’est ainsi que nos entreprises en ressortent gagnantes, en créant aussi de la valeur pour leurs actionnaires, leurs clients, leurs employés et, surtout, leur communauté.

C’est pourquoi il est essentiel que la raison d’être d’une organisation soit au cœur de la stratégie et de ses actions. Chaque geste posé doit donner du sens aux activités réalisées et nous permettre d’atteindre notre mission : par exemple en réévaluant les conditions de travail, en impliquant les employés dans nos réflexions (embauche, organisation du travail, conciliation travail-famille, etc.) et en posant des gestes concrets issus de ces réflexions. Notre raison d’être, pleinement intégrée dans le modèle d’affaires, propulsera nos entreprises vers des pratiques plus éthiques et durables.

Pour participer au changement, nous devons d’abord l’incarner. Et oser nous remettre en question. Car une organisation change par la tête d’abord…

Rappelons-nous que nous vivons déjà le futur du travail

Si les ressources physiques et mentales de nos employés ont été mises à l’épreuve ces deux dernières années et que le modèle hybride présentiel-virtuel leur cause des maux de tête… c’est aussi le cas pour nous, leurs gestionnaires!

Les façons de faire adoptées pendant la pandémie doivent devenir notre nouvelle normalité : adieu, présentiel de 9 à 5 pour tous les employés, bonjour flexibilité! Lieux de travail révisés, horaires modernisés, conditions de travail renouvelées nous feront faire un bond dans le futur et augmenteront l’attractivité de nos organisations.

Parlant d’attractivité, n’hésitons pas à consulter nos meilleurs talents pour concevoir avec eux des stratégies personnalisées pour faire fleurir leur développement, afin de conserver ces précieux atouts au sein de nos entreprises et d’en attirer de nouveaux. Misons sur des stratégies de recrutement diverses : programmes de promotion des travailleurs immigrants, parrainage, prime au référencement… le tout sans faire de concessions sur notre culture interne, car c’est ce que nous avons de plus précieux, et de moins copiable!

De plus, laissons place au dialogue ouvert sur les enjeux de diversité : nous devons démontrer qu’il y a non seulement une place à notre table pour des candidatures diverses, mais aussi que celles-ci sont chaleureusement invitées à s’y asseoir et à y contribuer. L’inclusion, ce n’est pas d’avoir à entrer dans le même moule que tout le monde!

Le futur du travail, ce n’est pas lorsque nous atteindrons le pic démographique de rareté de talents en 2030 : c’est maintenant! Nous en sentons déjà les effets et c’est pourquoi nous devons agir aujourd’hui. Ne revenons pas dans nos vieilles habitudes, mais propulsons les grands pas que la pandémie nous a permis de franchir!

Maintenons l’équilibre entre nos ambitions et nos capacités

Ressentez-vous la tentation de multiplier les chantiers et les projets, de vouloir tout transformer en même temps, d’adopter les nouveautés technologiques au rythme de leur sortie, dans le but d’avoir toujours un pas d’avance sur la concurrence? Est-ce réellement ça la transformation, ou on éparpille nos efforts… et on finit par faire du surplace?

Viser l’excellence opérationnelle, c’est trouver l’équilibre entre ambitions et capacités. Cela requiert de prioriser nos initiatives stratégiques en fonction des capacités humaines et technologiques de nos organisations, et non seulement des budgets. Ça implique aussi de faire des choix, voire des sacrifices : nous ne pourrons pas tout faire en même temps! Et c’est parfois cela qui est le plus difficile à accepter.

Pour prioriser, fions-nous aux données. Pas toutes les données, mais les plus pertinentes. Parce que la surinformation est le prochain fléau de nos organisations, apprendre à choisir et à lire les données fait baisser le risque de disperser les efforts ou de mal les utiliser. Dans ce cas, nos employés sont généralement de bon conseil : les meilleures solutions viennent souvent du terrain. C’est en conjuguant les bonnes données, bien interprétées, avec les facteurs humains (souvenons-nous du premier conseil!) que nous parviendrons à identifier les chantiers les plus porteurs pour nos organisations.

Nous sommes bien conscients que ces conseils (parfois tirés de notre vécu, parfois une cible que nous visons) ne sont pas une réponse magique à nos angoisses nocturnes de gestionnaires. Fions-nous à notre voix intérieure, qui est souvent la voie de la sagesse. Montrons que nous sommes nous-mêmes en mode apprentissage et expérimentation en acceptant candidement qu’il soit normal de se tromper quand on essaie de faire les choses différemment. L’important, c’est de s’ajuster et, surtout, d’être en mouvement! Menons par l’exemple en prenant soin de nous, et n’oublions pas de nous donner une tape dans le dos de temps à autre. Les derniers mois ont été difficiles pour tout le monde, même pour les excellents gestionnaires que nous sommes!