Les PME constituent le tissu même de l'économie québécoise: ce sont elles qui la font vivre et qui lui donnent sa vigueur. Mais disposent-elles de tous les leviers financiers dont elles ont besoin ? Tour d'horizon1.

Selon les dernières données disponibles, le Québec compte 239 370 PME sur un total de près de 240 000 entreprises2. Les PME occupent donc plus de 99 % du paysage entrepreneurial de la province. Or, le marché du financement répond-il bien aux besoins des PME ? En fait, l’adéquation entre les demandes exprimées et l’offre de financement du capital d’investissement proposée n’est pas toujours optimale. C’est le cas dans le commerce de gros et de détail ainsi que dans le secteur de la construction, sans oublier les nombreuses entreprises qui, arrivées à un stade avancé de leur développement, éprouvent des difficultés à cet égard. Ce constat s’impose lorsqu’on croise certaines données financeurs- financés par secteur d’activité et à chaque étape du cycle de développement des PME3.

Le portrait du marché du financement

Dans un premier temps, on constate que les grandes institutions bancaires accaparent une part de plus en plus significative du financement d’entreprise au Québec. Par ailleurs, il existe du capital d’investissement (aussi appelé « placement privé ») qui se décline sous deux formes principales : le capital de risque (venture capital) et le capital de développement (private equity4).

On note également que le gouvernement du Québec favorise une stratégie de maillage entre investissement public et privé. Ainsi, la majorité du capital d’investissement au Québec est sou- tenu, directement ou indirectement, par le gouvernement. Les liens qu’entretiennent les fonds privés avec les fonds fiscalisés, institutionnels et gouvernementaux sont nombreux, solides et complémentaires. De plus, l’objectif de l’approche privilégiée par le secteur public québécois est de faire en sorte que les entrepreneurs demeurent en situation de contrôle en matière d’actionnariat et de gestion. À ce titre, cette approche diffère du modèle américain, qui préconise l’acquisition du contrôle de l’entreprise par les bailleurs de fonds.

Ainsi, alors que les fonds étrangers représentent 40 % des investissements en capital de risque au Canada, ils n’en constituent que 21 % au Québec.

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