Article publié dans l'édition Été 2019 de Gestion

Les hauts dirigeants ont souvent accès à des renseignements confidentiels, notamment au sujet de concurrents ou de politiques internes et gouvernementales à venir. Or, l’utilisation de ces informations à des fins professionnelles ou personnelles est très mal perçue, voire carrément illégale. Une étude récente met en lumière l’effet du contexte organisationnel sur de tels agissements.


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Au cours des dernières années, de nombreux scandales ont secoué le monde des affaires à l’échelle internationale. qu’il s’agisse de la débâcle d’Enron aux États-Unis ou des malversations commises pendant la construction du Centre universitaire de santé McGill, à Montréal, les cas où des informations confidentielles ont été détournées au profit d’individus ou d’entreprises ne manquent pas.

Pour mieux comprendre ce phénomène, plusieurs chercheurs1 se sont penchés sur la question des comportements individuels au sein des organisations, en particulier aux plus hauts échelons hiérarchiques.

C’est bien connu, le travail des équipes de la haute direction est extrêmement exigeant. Actionnaires et décideurs s’attendent à ce qu’elles assurent un rendement élevé aux entreprises. Or, pour obtenir de tels résultats dans un marché hautement concurrentiel, il peut être

Tentant d’utiliser des données confidentielles afin de conférer un avantage concurrentiel à son organisation ou dans le but d’obtenir un gain personnel. Ces agissements peuvent mener à divers problèmes d’ordre éthique, notamment de la concurrence déloyale, de l’espionnage industriel et des délits d’initié.

La question est donc la suivante : d’où viennent ces comportements de la part de certains hauts gestionnaires ?

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