Les questions de compétitivité sont d’une grande acuité dans notre environnement mondial incertain. Pourtant, nous vivons le début de la quatrième révolution industrielle. C’est une époque formidable pour qui sait la saisir et accroître la compétitivité de son organisation.

Les avantages comparatifs du Québec sont nombreux et lui permettent d’être un partenaire fort au sein des chaînes de valeur mondiales. Plusieurs entreprises québécoises collaborent de façon intensive avec des partenaires américains, européens et canadiens afin de concevoir et de produire des biens et des services de premier rang à l’échelle mondiale. Le Québec doit néanmoins tenir compte des grands changements en ce début de XXIe siècle pour renforcer sa compétitivité sur la scène internationale.

À l’heure actuelle, la mondialisation est dans une phase accélérée par rapport à celle de la deuxième moitié du XXe siècle. Le centre de gravité s’est déplacé vers l’Asie. Ce changement est sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Pourtant, il serait simpliste de conclure que la mondialisation mène à l’homogénéisation du monde et qu’ainsi les stratégies des entreprises seront les mêmes sur toute la planète. Au contraire, la mondialisation fait en sorte que le monde devient de plus en plus complexe. Depuis l’ouvrage The World Is Flat de Thomas L. Friedman, paru en 2005, la recherche en sciences économiques et en sciences de la gestion s’est attelée à démontrer la grande complexité – sans parler des incertitudes – de ce nouveau monde.

Ainsi, dans un environnement mondial de plus en plus complexe et de plus en plus risqué, comment les États peuvent-ils acquérir de nouveaux avantages compétitifs ? Et comment les entreprises peuvent-elles gagner en compétitivité ?

Mondialisation, risques et possibilités

Où en sommes-nous depuis la crise financière de 2008 ? En ce qui concerne le classement des pays selon la croissance moyenne du PIB en période de sortie de crise (2009-2013) par rapport aux cinq années qui ont précédé la crise (2003-2007), il est intéressant de noter que parmi les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), seules la Chine et l’Inde font partie des 20 premiers pays qui ont connu la plus forte croissance. L’Inde était le quinzième pays avant la crise en matière de croissance moyenne du PIB et est restée quinzième après la crise. La Chine était septième avant la crise et a amélioré sa position en devenant sixième après la crise.

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