Article publié dans l'édition Hiver 2021 de Gestion

La plupart des entreprises recherchent des cadres qui assureront sans relâche le coaching de leurs subordonnés. « C’est une erreur », affirme Sari Wilde, vice-présidente et directrice de la firme de consultants Gartner et auteure de l’ouvrage The Connector Manager1. Cette spécialiste du capital humain y explique le secret des cadres qui réussissent le mieux à développer le talent et les compétences de leur personnel.

Comment avez-vous découvert ces cadres que vous appelez les « connecteurs »?

Sari Wilde : Nous avons réalisé un sondage auprès de 9 000 cadres pour déterminer quelles approches de développement du personnel améliorent véritablement la performance au travail. Cela nous a permis de définir quatre types. La plupart des organisations recherchent et encouragent ce que j’appelle le type « toujours en service ». Ce cadre prône l’accompagnement continu de ses subordonnés. Il n’arrête jamais. Or, nous avons découvert que son effet sur la performance peut être négatif ! Deux autres types – le cheerleader, qui donne de la rétroaction positive mais qui se tient à l’écart, et l’« enseignant », qui s’appuie sur son expertise et sur son expérience – ont un effet positif mais modéré. Celui qui ressort vraiment du lot, c’est le « connecteur », qui obtient les meilleurs résultats. Sa façon de faire améliore la performance de ses subordonnés jusqu’à 26 %. C’est remarquable !

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