Econocom

La technologie va si vite!

S'’il existe une constante dans le domaine de la technologie, c’'est que rien n'’est constant! On en voudra pour preuve le cycle de vie de plus en plus rapide de nos appareils électroniques qui, le temps d'’un clic (ou presque!), sont déjà obsolètes. « Aujourd’'hui, c’'est le passé, et demain est déjà là », pourraient scander tout haut les nombreux fabricants de matériel informatique! La loi de Moore, énoncée par l’'un des cofondateurs de l'’entreprise Intel, Gordon E. Moore, prédisait en effet à l'’époque le doublement de la cadence des microprocesseurs à tous les dix-huit mois. Discutée et discutable, cette loi bien empirique n’'en traduit pas moins pour autant un fait inéluctable, à savoir la rapidité des changements technologiques, et peut-être également la difficulté des entreprises et des organisations à suivre le rythme en la matière!

Car pour bon nombre de ces dernières, la question se pose : jusqu’'à quel point vaut-il la peine d’'investir des milliers, voire parfois des centaines de milliers, de dollars dans des équipements qui seront demain dépassés? La firme française Econocom possède la réponse à cette interrogation fort pertinente!

Établie depuis à peine cinq ans en terre d’'Amérique, Econocom est toutefois un joueur d’'importance en Europe, et ce depuis quelques décennies. L'’offre de la firme a ceci de particulier qu’'elle met de l’'avant la location de l’'équipement informatique aux entreprises qui ont la quasi-obligation de renouveler leur parc, et ce plus tôt que tard (voir la vidéo en tête d'article). Yannick Le Roux, vice-président exécutif, en charge de l’'Amérique du Nord, nous explique le potentiel d'’affaires pour Econocom au Canada : « En Europe, environ 50 % du matériel informatique n'’est plus acheté, mais loué, par les entreprises. Aux États-Unis, on est plutôt à 70 % ou 80 %. Au Canada, en général, ce pourcentage est de 25 % et au Québec, on en n'’est même pas à 10 %. » Si le fruit, donc, semble mûr pour Econocom en ce qui a trait au marché canadien et québécois, l’'entreprise a d’'abord commencé ses opérations nord-américaines en suivant ses clients européens qui ont tenté l'’aventure outre-Atlantique. Par essaimage, elle s'’est ensuite engagée à servir les entreprises d'’ici, avec un certain succès, on doit le dire.

Econocom propose donc à ses clients des contrats de location-exploitation (operating lease est le terme anglais employé) de matériel informatique, au terme desquels Econocom récupère les équipements afin de les remettre dans le circuit de l'’usagé, un marché sous-estimé, mais florissant. Somme toute, le principe demeure le même que celui, par exemple, d’'une location de voiture par rapport à l’'achat de cette dernière. À la différence qu'’Econocom, en sa qualité d'’entreprise de services, accompagne son client dans nombre d’'étapes, du conseil au recyclage, en passant par le financement, le stockage des données, l'’installation et la maintenance. C’'est là une distinction qui fait toute la différence, par rapport aux offres de la concurrence, nombreuse : « Aux États-Unis, les grands constructeurs de matériel informatique sont nos plus grands concurrents. Et après, ce sont les grandes banques américaines qui ont pratiquement toutes des filiales qui font notre métier. Mais elles n’'offrent pas tous les services que l’'on propose : elles sont davantage positionnées sur des solutions financières. »

Concurrence ou pas, Yannick Le Roux est certainement fier et heureux du chemin parcouru par son groupe en Amérique du Nord. Mais bien des efforts sont encore à faire et, comme le principal intéressé l’'affirme : « […] là où je fonde beaucoup d'’espoir, c'’est sur l'’évangélisation de sociétés locales [entendre ici québécoises et canadiennes] afin de les faire évoluer vers des solutions technologiques plus innovantes. C'est beaucoup plus difficile que de remporter un client qui était chez un concurrent auparavant », dit-il en substance.

Gestionnaire globe-trotter d'’expérience, arborant sur ses valises les autocollants de bon nombre d’'anciens pays de l'’Est, dont la Pologne, la Roumanie et la République tchèque où il a dirigé les destinées d’'Econocom, Yannick Leroux sent que la bonne parole est de plus en plus entendue au Québec et au Canada. Et tout particulièrement, le contexte québécois et montréalais s’'avère fort intéressant, dans la mesure où le positionnement que prend la métropole dans le domaine technologique s'’avère porteur : « Montréal s'’est positionnée sur le business du futur. Je trouve que c’'est très sain, et c'’est plutôt visionnaire. Le Québec et la ville ont pris le problème par le bon bout : avoir de la formation, avoir une ville où il est agréable de vivre. Tout ça attire naturellement les nouveaux talents. »

Modèle d’'affaires novateur pour les entreprises d’'ici, pôle technologique montréalais qui s'’affirme de plus en plus, occasions d'’affaires à saisir chez nous et ailleurs en Amérique du Nord, et un solide dirigeant en Yannick Le Roux : tout est en place pour que l’'entreprise européenne qu’'est Econocom prenne sa juste place sur nos terres!