Comment un des pays les plus pauvres au monde a mis sur pied une compagnie aérienne nationale et réussi à se distinguer sur le continent africain.

L’ambition était immense, à la hauteur des nombreux problèmes auxquels se heurte la République du Congo, ou Congo-Brazzaville, ce petit pays de l’Afrique équatoriale sis au bord du fleuve Congo. En effet, la réalité congolaise est difficile et complexe : une population dont presque la moitié (45,5 %) des quelque cinq millions d’habitants vit sous le seuil de la pauvreté, une espérance de vie qui s’établit à 58 ans, un taux de chômage supérieur à 50 %, des infrastructures de transport et de communication vétustes… Pourtant, Fatima Beyina-Moussa, directrice générale d’Equatorial Congo Airlines (ECAir) depuis ses débuts en 2007, a su relever tous ces défis afin que les Boeing vert et blanc prennent leur envol.

Voler de ses propres ailes

La volonté de doter le Congo d’un transporteur national peut en effet surprendre dans un pays où tout est à bâtir et où les priorités ne manquent pas. « La volonté de créer une ligne aérienne résolument nationale est venue de haut », explique Mme Beyina-Moussa. De très haut en effet, puisque c’est le président de la République lui-même, Denis Sassou Nguesso, qui a voulu la chose, suite logique de la politique de diversification économique et de modernisation qu’il a pilotée. Mais au-delà de cette volonté politique, la question demeurait entière : par où commencer quand tout est à faire ?

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