Un véritable tsunami bouleverse actuellement l’industrie des médias. Tout change : les modèles d’affaires, les façons de faire, les contenus, les contenants et même les concurrents. Si bien que les principaux acteurs ne savent plus trop où tout cela les conduira. Une seule certitude demeure : les réponses d’hier ne suffisent déjà plus à assurer leurs lendemains.

Tous les fondamentaux de l’industrie des médias s’écroulent en ce moment et aucun secteur – télévision, imprimés, radio, cinéma, jeux, Web – n’est épargné. Ce phénomène d’envergure mondiale impose un changement fondamental dans la relation entre le récepteur et l’émetteur. Bien que l’œil de cette tornade semble en grande partie émerger du numérique, il serait faux de croire qu’il puisse en être l’unique responsable.

Premier bouleversement : tous les outils de production et de diffusion ont radicalement changé. De nos jours, de nouvelles technologies sont non seulement accessibles à tous les budgets mais aussi très faciles à utiliser. Il n’est plus nécessaire de détenir une expertise particulière ou des infrastructures extraordinaires pour produire des contenus et les rendre disponibles. N’importe qui peut créer un média, l’exploiter depuis son sous-sol et se constituer un auditoire sur lequel il a un véritable impact.

Par conséquent, les modèles d’affaires classiques ne tiennent plus la route. Coincés dans leurs structures trop coûteuses, les acteurs traditionnels peinent à rivaliser. Des concurrents insoupçonnés font sans cesse leur apparition, les barrières à l’entrée sont devenues quasi inexistantes et David peut désormais rivaliser contre Goliath.

600 milliards en acquisitions

Avec la mondialisation, le territoire est par ailleurs devenu international. Les consommateurs ont aujourd’hui accès à des contenus qui proviennent de partout dans le monde. D’anciens et de nouveaux acteurs, dotés d’imposants moyens financiers, multiplient actuellement les acquisitions, les partenariats et les fusions à l’échelle de la planète. Selon le récent rapport Le défi du grand flou, produit par le Fonds des médias du Canada (FMC), les plus grandes sociétés technologiques pourraient dépenser jusqu’à 600 milliards de dollars cette année pour acquérir des entreprises en démarrage.

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