Les entreprises sont souvent dépeintes comme étant obnubilées par les profits et la concurrence, nourries par des cultures organisationnelles axées sur la maximisation de la performance à tout prix, et ignorantes des coûts sociaux connexes. Les gens d’affaires sont quant à eux associés au stéréotype de l’individu froid, individualiste et égoïste qui vise son enrichissement avant tout, parfois même aux dépens des autres. Des « psychopathes à cravate » dans nos organisations ? Au-delà de cette image, comment pouvons-nous expliquer les dilemmes éthiques auxquels les organisations font face ? Et si les avancées récentes en neurosciences nous permettaient de jeter un tout nouveau regard sur le côté obscur de la Force ?

L’étude des scandales éthiques nous a malheureusement appris que le stéréotype représenté dans de nombreux films et livres n’est pas si loin d’une certaine réalité. Ne pensons qu’à Enron, Norbourg ou la Commission Charbonneau... À tel point que certains se sont mis à étudier les effets de la présence des individus immoraux dans les organisations. L’étude des psychopathes, combinée avec celle d’individus souffrant de diverses lésions cérébrales, a été historiquement à la base de la recherche en neurosciences. Ces individus représenteraient entre 1 % à 5 % de la population en général, avec une prévalence accrue chez les hommes. Les recherches ont démontré qu’ils pouvaient s’adapter et avoir du succès dans divers milieux de travail, tout particulièrement dans le milieu des affaires, apportant leur lot de conséquences négatives sur leurs collègues et la culture de leur organisation !

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