Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sensorica a de quoi surprendre. Plus on en apprend sur le modèle d’affaires de cette entreprise, plus on perd ses repères. Et pour cause ! Cette fabricante de senseurs fonctionne non seulement sans patron, sans budget et sans paie hebdomadaire, mais ne possède ni équipement ni usine. Bienvenue dans l’univers inusité d’une entreprise manufacturière ouverte (open source hardware).

Nous connaissions déjà le financement participatif (crowdfunding), qui consiste à solliciter l’appui financier de contributeurs par l’entremise de médias sociaux pour mettre en œuvre ou soutenir le développement d’un projet. Nous connaissions également l’externalisation ouverte (crowdsourcing), qui permet à une organisation de faire appel à une communauté d’experts, par l’intermédiaire d’Internet, pour dénicher une compétence particulière, résoudre un problème ou encore réaliser un projet innovant, et ce, à moindre coût. « Sensorica regroupe ces deux modes de fonctionnement sur une même plateforme », explique Tiberius Brastaviceanu, l’un des cofondateurs de cette entreprise réseau qui a un pied-à-terre à Montréal, mais dont les ressources sont dispersées à l’échelle internationale.

« Dans les communautés open source, les participants s’engagent habituellement sans attendre d’argent en retour. Ils s’y investissent pour accroître leur capital social ou encore leur réputation. Chez Sensorica, bien que nous ayons opté pour un mode de fonctionnement basé sur le volontariat et la collaboration – c’est-à-dire que nos employés peuvent contribuer quand bon leur semble et travailler de partout sur la planète –, notre vocation est commerciale, précise le physicien. Ainsi, chacun des individus ou des organisations qui participent à la réalisation d’un de nos produits, de sa conception à sa commercialisation, reçoit une rétribution financière. »

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