Article publié dans l'édition Automne 2020 de Gestion

Loin d’être dépassé, le modèle coopératif gagne depuis quelques années de nouveaux adeptes dans des secteurs où il a longtemps été absent. Des promoteurs s’efforcent aussi de le faire connaître auprès des jeunes, pour lesquels il demeure encore bien mystérieux.

Historiquement, les coopératives ont surgi là où l’offre s’avérait insuffisante par rapport aux besoins. Au Québec, on les a connues principalement dans les services financiers, le domaine de l’assurance et la production agricole. Cependant, l’offre y est aujourd’hui abondante et répond amplement à la demande. « Les nouvelles coopératives apparaissent donc dans des secteurs moins traditionnels, notamment du côté des professions libérales ou des technologies de l’information et des communications », souligne Éric Brat, directeur de l'Institut international des coopératives Alphonse-et-Dorimène-Desjardins et professeur associé à HEC Montréal.


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Ironiquement, alors que plusieurs symboles entrepreneuriaux du Québec sont des coopératives ou des mutuelles (Desjardins, SSQ, Agropur, etc.) ou l’ont déjà été (Rona, Metro, etc.), ce modèle organisationnel souffrirait d’un manque de visibilité. « Les jeunes connaissent très bien ces entreprises mais ne savent pas toujours que ce sont des coopératives », note M. Brat. Les moins de 35 ans auraient donc un peu perdu le réflexe coopératif, naguère si présent chez nous.

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