La pandémie a mis en lumière plusieurs fragilités au sein de nos sociétés, et ce, sous bien des aspects. Parmi celles-ci, la dépendance du Canada par rapport à l’étranger pour ce qui est des vaccins, des médicaments et du matériel de protection s’est manifestée sous un éclairage cru. Comment en sommes-nous arrivés là?

Nous sommes en avril 2020. Le réveil est brutal. Alors que le Québec tente de composer avec la première vague de COVID-19, le premier ministre François Legault annonce que la province ne dispose que d’une réserve d’une semaine pour une vingtaine de médicaments. La situation est particulièrement critique dans le cas de certains produits comme le propofol, utilisé à des fins de sédation lors de l’intubation de patients. Or, en ce début de crise sanitaire, les malades sont placés massivement sous ventilation artificielle (cette approche thérapeutique a évolué depuis). Pire encore : le Québec, tout comme le reste du Canada s’approvisionne à l’étranger, et il se trouve désormais en concurrence avec des dizaines d’autres pays qui ont tous urgemment besoin de ces médicaments. L’heure est grave.

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