Une idée reçue veut que les hauts dirigeants très ou trop confiants prennent davantage de risques. Mais cette assurance immodérée est-elle utile en temps de crise ? En compagnie de ses cochercheurs, Desmond Tsang, professeur agrégé de comptabilité à la Faculté de gestion Desautels de l’Université McGill, a exploré cette question.

Dans votre étude, vous avez examiné ce qui se passe dans 780 entreprises. De quelle manière les PDG trop confiants se distinguent-ils, au juste ?

 Desmond Tsang : C’est assez simple : les PDG qu’on qualifie de très ou de trop confiants sont ceux qui conservent leurs actions même lorsqu’il paraîtrait logique de les vendre. Nous avons donc compté le nombre d’options d’achat d’actions qu’ils détiennent et le nombre de fois où ils ont exercé leur option de retrait au cours des deux années avant la pandémie. Nous avons ensuite étudié l’effet de cette confiance sur la performance boursière de leur entreprise au début de la pandémie.

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