Comment Denise Cléroux s’est-elle retrouvée à Madagascar à la tête d’un important atelier où plus de 4 000 ouvrières tressaient en raphia les élégants chapeaux Kaminski vendus par centaines de milliers dans les Holt Renfrew de ce monde ? Voici l’histoire inspirante d’une femme devenue une leader du développement durable en faisant connaître à l’échelle internationale les merveilles de l’artisanat malgache pour lequel elle avait eu le coup de foudre à sa descente d’avion1. 

Née dans une ferme de la Montérégie au Canada, Denise Cléroux partit enseigner les mathématiques à Madagascar à l’âge de 30 ans pour l’Agence canadienne de développement international, mieux connue sous l’acronyme ACDI. Attirée par l’aventure, elle entreprit le long voyage avec son jeune fils, laissant derrière elle un mariage qui battait de l’aile. Elle fut conquise par les habitants de cette grande île oblongue de l’océan Indien aux paysages époustouflants. Elle s’y installa à demeure, s’y maria et eut deux autres enfants.

En voulant faire connaître les merveilles de l’artisanat malgache, elle se découvrit une âme d’entrepreneure et vendit à travers le monde des centaines de milliers d’objets en cuir de zébu, en papier antemoro et en raphia, dont les célèbres chapeaux Kaminski, formant et éduquant sur deux décennies des générations d’ouvrières d’Antananarivo, auparavant démunies et analphabètes, mais désormais fières de pouvoir vivre du travail de leurs mains.

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