Il est tentant de se persuader que les risques liés à l’éthique ne s’appliquent pas à notre contexte de travail. Mais l’actualité récente amène plusieurs gestionnaires à se demander si leur équipe est à l’abri de situations de dérive déontologique ou d’inconduite flagrante. Or, afin d’être mieux outillé, il faut tout d’abord connaître certaines vérités... à propos du mensonge.

Première vérité : les petits mensonges et les abus en apparence anodins sont souvent précurseurs de plus grandes transgressions

Les premiers actes d’inconduite sont en effet susceptibles d’entraîner une désensibilisation et de mener à des gestes plus graves. Les recherches récentes en neurosciences confirment d’ailleurs cette notion d’escalade : le cerveau s’adapte au mensonge1. La leçon pour le gestionnaire est donc claire : il faut agir dès que surviennent les premiers comportements répréhensibles, même s’ils nous semblent insignifiants. Sinon, l’aveuglement volontaire ou la banalisation risquent de nous jouer un vilain tour.

Deuxième vérité : en général, les gens qui commettent des actes d’inconduite, qui transgressent les règles ou qui ont recours au mensonge ne sont pas très différents de leurs collègues plus honnêtes.

C’est plutôt l’effet multiplicateur de certains facteurs qui peut être générateur de gestes déviants. Par exemple, un climat de forte pression afin d’atteindre les objectifs établis, une charge de travail élevée et du laxisme dans l’application des règles peuvent conduire des gens intègres à agir de façon malhonnête. Derrière la faute se cachent parfois des motivations élémentaires, notamment le désir de bien paraître ou un réflexe de survie.

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