Certains secteurs d'activité sont-ils condamnés à polluer ? Les résultats probants obtenus par Interface, une société active dans un domaine - la fabrication de tapis - dont les procédés sont réputés énergivores et polluants, démontrent que ce n'est pas le cas. Mais la réduction de l'empreinte écologique est-elle à la portée de toutes les entreprises ? Regard sur une firme qui a su réussir son virage vert.

« Les employés pensaient tous que le patron avait perdu la tête ! » dit Erin Meezan, avocate spécialisée en environnement et vice-présidente du développement durable chez Interface. Basée à Atlanta, cette entreprise milliardaire fondée en 1973 n’est pas seulement le géant mondial du tapis modulaire : elle est surtout réputée à l’échelle planétaire pour avoir été une pionnière du développement durable dans l’industrie américaine dès 1994.

Il y a 25 ans, lorsque le PDG et fondateur d’Interface, Ray Anderson, a commencé à professer que son entreprise devait faire quelque chose pour protéger l’environnement, personne n’y a cru. La fabrication industrielle de tapis repose essentiellement sur le pétrole – tout est à base de nylon – et les procédés de fabrication sont très polluants. Et puis, à l’époque, personne ne savait recycler les tapis.

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