* Article écrit en collaboration avec Emmanuelle Gril, journaliste

À l’heure où les géants du monde numérique s’emparent du marché et où les organisations accélèrent leur transition numérique après la crise de la COVID-19, le Québec aurait tout à gagner s’il s’inspirait du projet Aadhaar, réalisé en Inde il y a une dizaine d’années.  

Aussi connu sous le nom d’India Stack, le projet Aadhaar procure une identité numérique à des centaines de millions d’Indiens au moyen de numéros d’identification à 12 chiffres reliés à des données biométriques comme les empreintes digitales, la numérisation rétinienne ou les caractéristiques faciales. Ces numéros permettent ensuite à leurs détenteurs d’accéder à une foule de services, tant privés que gouvernementaux, en utilisant un téléphone cellulaire. Conçu en 1999, ce projet de longue haleine a été mis en œuvre par phases successives à partir de 2009. Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes détiennent leur numéro d’identification Aadhaar. Il s’agit donc d’un immense succès, construit autour de la plus grande banque de données biométriques au monde, qui inclut près de 90% de la population indienne.

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