Article publié dans l'édition Été 2019 de Gestion

Progresser ou se faire dépasser : l’ascension au sein des firmes d’audit internationales ne repose pas uniquement sur l’excellence en comptabilité. Examen des voies formelles et informelles d’avancement qui s’offrent aux auditeurs.

Cinq ans après avoir quitté son emploi chez EY, une auditrice chevronnée s’interroge toujours sur les raisons qui l’ont menée à prendre cette décision après qu’on lui eut refusé le statut d’associée : « J’ai toujours été très impliquée dans le cabinet, fort bien notée, et je m’y investissais à fond. Je pense qu’on m’a largement exploitée parce qu’on appréciait le fait que je bouclais un nombre appréciable de dossiers, mais en réalité, ma candidature n’a jamais été soutenue. » Après plus de dix ans passés dans ce cabinet, elle n’arrive toujours pas à déchiffrer les critères de sélection en vigueur pour devenir associé.


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C’est à partir de ces besoins de clarification qu’une recherche a été entreprise sur le terrain afin de comprendre les mécanismes d’accession au statut d’associé dans les grands cabinets d’audit internationaux1. Menée pendant trois ans auprès de 24 associés et de 17 auditeurs2, cette étude lève le voile sur plusieurs éléments intéressants mais méconnus des carrières en audit.

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