Pour affronter la pénurie de main-d’œuvre, nombre d’employeurs parlent de gestion participative, de bonheur au travail, d’environnement collaboratif. «Sauf que, sans bienveillance, tout cela reste des paroles vides. Ça ne peut pas marcher», lance d’emblée Karyn Ross, auteure de l’ouvrage The Kind Leader[1].

«Pour en arriver à diriger de manière bienveillante, il faut d’abord surmonter un certain nombre de réflexes et aller à l’encontre de presque toutes les théories en matière de leadership», dit la consultante de Naperville, en Illinois, qui est aussi présidente de Karyn Ross Consulting.

L’auteure, qui en est déjà à son sixième livre, est tombée sur la bienveillance en étudiant le modèle Toyota, dont elle est une spécialiste. «Les deux piliers de ce modèle, explique-t-elle, sont l’amélioration continue, dont on parle beaucoup, et le respect des personnes, un concept moins clairement défini. Or, la clé du modèle, c’est la bienveillance. Personne ne peut apprendre, grandir, créer, innover et s’épanouir dans une entreprise où les dirigeants font régner un climat de peur, de méfiance et de concurrence constantes. Et c’est la bienveillance qui élimine la peur.»

Son livre The Kind Leader propose une méthode pratique que tout individu peut suivre dans le but de créer et de cultiver un meilleur environnement de travail. «Ça ne concerne pas que la haute direction : nous sommes tous des meneurs à notre niveau. C’est le chauffeur du PD G qui mène, quand il conduit. Même le plus bas dans la hiérarchie peut être un meneur dans sa famille.»

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