Les scandales survenus au début des années 2000 ont montré que la manipulation des états financiers s’est souvent soldée par la constatation hâtive de produits ou par la constatation de produits fictifs. S’y ajoutaient les opérations entre parties liées, les évaluations à la juste valeur, les écritures de journal non standard, les états financiers intermédiaires et la comptabilisation des courus. Certaines de ces pratiques avaient vraisemblablement échappé aux auditeurs des firmes aussi réputées qu’Andersen (notamment pour Enron et Worldcom), KPMG (pour Xerox) et Deloitte et Grant Thornton Italia (pour Parmalat). Quelles leçons les auditeurs des états financiers peuvent-ils en tirer aujourd’hui ?

S’il est un conseil que les auditeurs des états financiers devraient suivre à la lettre, c’est bien celui-là, donné plus de 500 ans avant Jésus-Christ dans les enseignements du chef spirituel qu’a été Bouddha. Qu’on la nomme « scepticisme professionnel » ou « esprit critique », cette obligation est formellement inscrite depuis 1991 dans les normes de vérification généralement reconnues (NVGR) au Canada, aujourd’hui appelées « normes canadiennes d’audit » (NCA). Une dizaine d’années plus tard, l’obligation pour l’auditeur de faire preuve de scepticisme professionnel tout au long de sa mission d’audit a été précisée.

J'achète!

Poursuivre votre lecture pour seulement 2,99 $

Je m'abonne!

Accédez à tous les articles avec en vous abonnant à partir de 3,25$

Ou