Les entreprises convaincues qu’elles doivent mettre sur un pied d’égalité leur performance économique et leur performance sociale et environnementale devraient opter pour une approche totalement intégrée dans leur stratégie et leur gouvernance : celle de l’entreprise progressiste.

Il est heureux de constater que beaucoup d’organisations se préoccupent aujourd’hui de leur responsabilité sociétale d’entreprise (RSE), non seulement au chapitre de l’environnement mais aussi en matière de respect accru pour leurs clients, leurs employés, leurs fournisseurs, etc. Toutefois, le degré d’implication et de cohérence des démarches RSE est extrêmement variable, les certifications ISO 26000 et autres n’étant pas toujours garantes de leur authenticité. Volkswagen était bien une référence dans le domaine de la RSE ; ceci ne l’a pas empêchée de tricher pendant dix ans !

La RSE : palliative ou stratégique ?

Très souvent, au chapitre de la RSE, l’entreprise met en œuvre diverses actions ou programmes soit pour contrecarrer des problèmes (éliminer les eaux usées, former les travailleurs, mieux traiter les réclamations, etc.), soit pour apporter une valeur ajoutée aux différents acteurs de l’entreprise (installer une garderie, faciliter le covoiturage des employés matin et soir, etc.). C’est très bien. Mais on peut adresser les reproches suivants à la plupart de ces démarches :

  • Elles représentent souvent une somme d’initiatives diverses et non intégrées au cœur des affaires. Elles sont à côté de la stratégie de l’entreprise, en marge du plan d’affaires, qui demeure, elle, à 100 % économique.

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