Innover

Quand l’union fait la force : découvrez La Louve!


Un modèle coopératif original et profitable pour tous dans le domaine de l'alimentaire!

27/01/2016

Le succès est tel, qu’il mérite d’être souligné! La Louve ne vous dit sans doute rien pour l’instant, mais lors de votre prochain passage dans la Ville Lumière, tentez le coup et allez jeter un œil au 61 rue de la Goutte d’or, dans le 18e arrondissement.

La Louve logoVous y découvrirez un marché d’alimentation doté d’un modèle d’affaires épatant, au sein duquel tous y trouvent leur compte, du producteur jusqu’au consommateur. Comme le présente la vidéo en tête d’article, La Louve est un magasin d’alimentation de type coopératif. Le principe est simple : tous les adhérents à la coopérative s’engagent à travailler quatre heures consécutives par mois gratuitement, en échange du droit de s’approvisionner chez La Louve. L’avantage? Les produits alimentaires proposés aux membres de la coopérative se vendent avec un rabais pouvant aller de 15 % à 40 % par rapport à ce que ces derniers pourraient trouver dans une grande surface.

Une recette gagnante

Comment La Louve parvient-elle à offrir des prix aussi intéressants à ses membres? Deux mots clés : simplicité et relations. Simplicité, dans un premier temps, car la coopérative met l’accent sur ce qui compte vraiment, à savoir les aliments et les produits divers qu’elle offre, et laisse tomber l’accessoire. Laissons Maÿlis de Laboulaye, du site Internet Scale Changer (lire son article « Un supermarché collaboratif à Paris : la réplique d’un modèle américain vieux de 40 ans »), nous décrire la chose : « Le modèle de La exergueLouve bouleverse ainsi les codes du supermarché traditionnel : aucun marketing, aucun merchandising, pas de logique d’approvisionnement automatique….de nombreuses références garantissent un taux de roulement des produits très important (76 fois par an contre 13 fois par an en moyenne pour les produits d’un supermarché traditionnel). » D’autre part, les heures mensuelles travaillées par les coopérants permettent à La Louve de réduire sensiblement les dépenses au chapitre des salaires, un poste budgétaire d’importance pour toute entreprise, quelle qu’en soit sa nature.

Puis, relations, puisque La Louve, cherchant à réduire les inévitables intermédiaires dans la chaîne de valeur traditionnelle du secteur de l’alimentation au détail, s’adresse directement aux producteurs locaux. En éliminant ainsi ces intermédiaires et la surprime qu’ils génèrent de facto, la coopérative est en mesure d’offrir un juste prix aux producteurs locaux qui l’approvisionnent, et d’offrir à ses membres les bas prix qui font, entre autres choses, son succès.

Une Louve qui fait des petits

D’ici la mi-année, La Louve aménagera dans ses nouveaux locaux, toujours dans le 18e arrondissement, à Paris. Et le modèle semble essaimer de lui-même, puisque certaines villes de l’Hexagone ont vu naître de pareilles initiatives, telles Toulouse (La Chouette Coop), Lille (SuperQuinQuin, dont l’ouverture est souhaitée pour l’année 2017) ou encore Bordeaux (SuperCoop). Le succès sera-t-il au rendez-vous pour ces initiatives populaires? On peut à tout le moins l’espérer, si l’on en juge par la pérennité et la résilience dont a fait preuve la pionnière en la matière, la Park Slope Food Coop, établie depuis plus de quatre décennies à Brooklyn. Ils sont aujourd’hui quelque 16 000 coopérants à adhérer à la Park Slope Food Coop, générant du coup un chiffre d’affaires de près de 60 millions de dollars. Jetez un œil au reportage ci-bas, question d’en apprendre plus sur cette remarquable coopérative!

À quand un tel modèle en terre québécoise ou canadienne? L’engouement y est, n’y manque que de passer de la pensée, à la parole, puis aux actes! Coopérants de tous les pays, unissez-vous!



Laisser un commentaire