Entreprendre

Un accélérateur pour… s’entourer?


12/11/2015

Plusieurs raisons peuvent motiver une équipe entrepreneuriale à adhérer à un programme d’Accélération. Le soutien financier est une des raisons principale, mais plusieurs porteurs de projet recherchent également la possibilité de s’entourer.

Pour cette deuxième entrevue soulignant la période de recrutement de l’Accélérateur Banque Nationale-HEC Montréal, nous avons repris contact avec Nicolas Libedinsky, président et co-fondateur de l’entreprise Les Bouchons.

 

Le concept :

N.L.: Notre idée est de rendre l’achat de vin aussi agréable que l’ouverture d’une bonne bouteille entre amis.

Nous avons développé un concept d’application mobile permettant aux consommateurs de recevoir des suggestions de produits personnalisées au moment où ils franchissent les portes des détaillants, tout en se construisant un profil de consommation leur permettant d’apprendre à connaître leurs goûts et leurs préférences.

Pourquoi vous êtes-vous engagés dans la première cohorte de l’accélérateur Banque Nationale – HEC Montréal?

N. L : Je suis sincèrement convaincu que le concept de « self-made man » n’existe pas. La seule et unique manière de connaître le succès est de savoir s’entourer d’une équipe capable de réaliser et de dépasser les objectifs fixés.

Toutefois, il arrive des moments où l’équipe a besoin d’un coup de main, surtout quand vient le temps d’accélérer le rythme auquel elle est capable d’avancer. C’est précisément pour cette raison  que nous avons décidé de nous engager dans la première cohorte de l’Accélérateur.

Comment l’Accélérateur a-t-il été bénéfique dans votre démarche de démarrage d’entreprise?

N.L. : Deux éléments majeurs de l’Accélérateur ont été bénéfiques à notre entreprise. D’abord le réseau d’experts  auquel ce programme nous a donné accès nous a non seulement poussé a dépasser nos premières réflexions par rapport à notre concept de départ et nos plans de démarrage,mais aussi à anticiper nos prochains coups. C’est comme jouer une partie d’échecs en ayant plusieurs entraîneurs à nos côtés.

Ensuite, l’Accélérateur est également une cohorte de plusieurs autres entrepreneurs qui jouent eux aussi leur propre partie d’échecs.  On apprend donc énormément de nos pairs en se côtoyant et en échangeant nos expériences respectives.

Quel a été votre moment marquant lors du programme?

N.L. : Je préfère regarder le chemin parcouru plutôt qu’un moment en particulier. Des moments marquants, il y en aura toujours – pour le mieux et pour le pire. Ce qu’il faut savoir faire, selon moi,  c’est réaliser tout le travail qui a été fait et l’utiliser afin d’aller plus loin, encore plus rapidement.

Un conseil pour les entrepreneurs de la prochaine cohorte?

N.L: Bâtissez une équipe et entourez-vous d’experts. On n’arrive à rien seul!

Huit mois après avoir fait partie de la première cohorte de l’Accélérateur Banque Nationale-HEC Montréal, comment se porte LesBouchons? Quels sont vos projets?

N.L.: Premièrement, nous avons décidé de terminer l’aventure au Québec. Mon associé et moi en sommes à remettre notre solution technologique entre les mains d’un des plus grands joueurs dans le domaine des vins et spiritueux au monde – la SAQ.

Parralèlement, nous souhaitons nous concentrer sur le marché américain. En effet, nous  nous préparons actuellement à présenter notre concept à la conférence Bon Appetech, à San Francisco. Il s’agit de la plus grande conférence au monde joignant plaisirs de la table et technologie. Nous avons pu nous y rendre en remportant le volet montréalais du concours de pitch nord-américain du fond d’investissement français 33Entrepreneurs. Nous y serons au début du mois d’octobre.

Suivez les activités de Les Bouchons sur lesbouchons.ca ou sur le site de l’IEBN.



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