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Oui pour démocratiser l’entrepreneuriat, non pour le standardiser!


L'entrepreneuriat, c'est une responsabilité collective!

20/02/2016

ManafL’entrepreneuriat constitue une option sérieuse aux enjeux économiques. L’édition 2015 de l’Indice entrepreneurial québécois indique une légère hausse des démarches pour créer ou reprendre une entreprise par rapport à 2014, principalement grâce au dynamisme des jeunes de 18 à 34 ans. Les histoires de succès et leur médiatisation sont des catalyseurs et tracent la voie aux jeunes entrepreneurs. Plusieurs experts sont d’avis que pour maintenir cette tendance, il faudrait appuyer les actions visant à sensibiliser et à démystifier l’entrepreneuriat et le métier d’entrepreneur. Il y a aujourd’hui une corrélation entre les efforts de sensibilisation, la formation et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs dans leurs initiatives de création ainsi que de reprise d’entreprises et le succès de ces projets.

Comment mieux faire en matière d’entrepreneuriat?

Il serait toutefois pertinent de s’interroger sur les autres leviers qui pourraient accélérer cette tendance. Notamment, il serait important de réduire les inégalités d’accès à l’information Entrepreneurset aux formations, en plus de rendre accessibles les ressources d’accompagnement (ex. : financement, services-conseils, recherche de talents, réseautage et forums…) à toutes les classes sociales et élargir les actions à l’ensemble des territoires québécois. En d’autres termes, il faudrait démocratiser l’entrepreneuriat. Cela signifie déployer des ressources et innover dans les pratiques courantes grâce à, par exemple, la mutualisation des compétences et des services professionnels, à une organisation en réseau qui met à profit les forces des différents intervenants de l’écosystème entrepreneurial (ex. : firmes-conseils, chercheurs universitaires, entrepreneurs, investisseurs…) et à la mise à disposition d’interfaces web proposant des formations, des vidéos, des guides ou des témoignages. Dans ce contexte, l’approche permettant d’aider les porteurs de projets à mobiliser leurs connaissances et leurs compétences et à en tirer parti est aussi importante que la transmission des connaissances elles-mêmes.

L’importance du contexte

Mais démocratiser l’entrepreneuriat ne devrait pas signifier standardiser l’offre. En effet, les besoins des entrepreneurs varient notamment en fonction de leur stade de développement et de leur secteur d’activité. Après tout, il n’existe pas de recette, mais exergueplutôt de bonnes pratiques basées sur des recherches ou qui émanent d’études de cas. Les entrepreneurs peuvent s’inspirer de ces pratiques pour éviter des erreurs coûteuses, pour développer un réflexe de « déjà vu » ou encore pour comprendre des processus (ex. : croissance, optimisation…). Mais l’innovation implique par définition qu’il faut redéfinir le contexte, ce qui requiert une importante flexibilité des structures d’accompagnement et par conséquent de ne pas normaliser le service. On peut facilement imaginer la limite d’un système qui offrirait une formule d’accompagnement complètement personnalisée lorsqu’il s’agira de faire un « scale-up » de l’offre. Cependant un concept hybride en partie personnalisé, mais qui s’appuie tant sur le réseau que sur les outils de formation web, serait faisable et répondrait aux besoins des entrepreneurs.

In fine, la mise en place de politiques publiques en plus de la simplification et l’accès autant à l’information qu’aux ressources sont des facteurs primordiaux pour démocratiser l’entrepreneuriat. La reconnaissance et le soutien au développement de l’entrepreneuriat ouvrent en effet l’accès à des moyens, notamment financiers, pour répondre adéquatement aux besoins des entrepreneurs innovateurs.



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